Enquête collective #4 – Résultats de l’enquête

L’enquête collective est un rendez-vous mensuel pour échanger, se poser des questions, faire avancer nos connaissances et nos regards sur un sujet.
4 temps d’enquête sont programmés durant l’automne 2020 autour du thème : Pour une contre-histoire des technologies.

La participation est ouverte à tous·tes sur adhésion et il est possible de suivre un ou plusieurs des 4 ateliers.
Les résultats de l’enquête seront présentés le jeudi 10 décembre lors d’un temps de restitution.

Venez découvrir les résultats de cette première enquête collective !
Les participant·es présenteront les productions (textuelles et graphiques) réalisées durant l’automne. Ils témoigneront des questionnements qui les ont traversés, des pistes qu’ils ont exploré et pourquoi.
L’occasion de poursuivre les échanges et d’enrichir les points de vue sur la contre-histoire des technologies, autour d’un verre.

Enquête collective #1 – Histoire des controverses scientifiques et techniques
Enquête collective #2 – Arpentage de l’Histoire politique de la roue | Jeudi 8 octobre
Enquête collective #3 – Représentation graphique de la contre-histoire des technologies | Jeudi 12 novembre

Enquête collective #4 – Résultats de l’enquête | Jeudi 1o décembre


Cet événement est proposé dans le cadre du cycle thématique « Pour une contre-histoire des technologies »

De l’invention de la roue aux voitures autonomes, l’histoire des technologies n’est pas séparable de sa contre-histoire. C’est notamment ce que montre l’historien François Jarrige dans son ouvrage Technocritiques : l’accélération du développement technologique depuis l’époque moderne et la « révolution industrielle » coïncide avec la multiplication des refus des machines et de la contestation des technosciences.

PiNG lance donc un programme d’enquête pour cartographier les critiques, arpenter des textes et rentrer ensemble au contact de pensées et de pratiques riches et protéiformes (de Ned Ludd au Groupe Marcuse en passant par l’Encyclopédie des Nuisances ou Ivan Illich).

Face à l’idéologie d’un « progrès technique » neutre et linéaire, nous verrons que l’histoire des technologies est une dynamique polémique où l’introduction de nouveaux outils, de nouvelles manières de faire, de produire et de vivre ne se fait pas sans aller-retours, sans poser de questionnements et donc sans nécessiter des prises de décisions. Alors, s’approprier une histoire critique des technologies c’est se donner les moyens de prendre du recul sur cette idée d’un cheminement technique inéluctable et faire de son développement un véritable enjeu démocratique :
« Il ne suffit pas de changer le monde. Nous le changeons de toute façon. Il change même considérablement sans notre intervention. Nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour. Afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous. Et que nous ne nous retrouvions pas à la fin dans un monde sans hommes. »

Anders, Gunther. (1980). L’Obsolescence de l’homme T. II, Sur la destruction de la vie à l’époque de la troisième révolution industrielle. Fario.

 

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