Radio Contre Temps – Novembre

« Le moment où j’ai pu enregistrer ma voix a été très tardif, et cela a marqué un tournant, parce qu’à partir du moment où on peut enregistrer sa voix, on peut enregistrer toutes les idées qu’on a dans la tête. ».
Flavien Berger, artiste musicien auteur de l’album radio contretemps.

En juin dernier, sortis de nos vies confinées, PiNG a ouvert une webradio éphémère, Radio Contre-Temps, le temps d’une journée. Elle nous a permis de libérer « toutes les idées que nous avions dans la tête » suite à cette période, de partager des contenus qui nous ont marqués, de donner la parole, de re-créer du collectif.

Fabriquons ensemble « Radio Contre Temps, second rendez-vous » !

Nous vous proposons de venir construire à nos côtés la programmation d’un second rendez-vous de Radio Contre Temps qui s’articulera autour du thème de cet automne « Pour une contre-histoire de la technologie ». Journaliste, technicien·ne, programmateur·rice : vous pourrez vous essayer à la réalisation d’interviews, faire des expérimentations sonores, enregistrer une lecture, raconter une tranche de vie, partager une découverte, animer un débat, ou tout simplement donner un coup de main et venir voir parce que ça vous intrigue.

Pour participer à l’aventure, rendez-vous les mardis 15 septembre, 20 octobre et 17 novembre de 18h à 20h à l’Atelier Partagé du Breil.

Les productions des participant·es de « Radio Contretemps, second rendez-vous » seront diffusées sur la radio du même nom le jeudi 17 décembre.

Participation ouverte à tous·tes sur adhésion


Cet événement est proposé dans le cadre du cycle thématique « Pour une contre-histoire des technologies »

De l’invention de la roue aux voitures autonomes, l’histoire des technologies n’est pas séparable de sa contre-histoire. C’est notamment ce que montre l’historien François Jarrige dans son ouvrage Technocritiques : l’accélération du développement technologique depuis l’époque moderne et la « révolution industrielle » coïncide avec la multiplication des refus des machines et de la contestation des technosciences.

PiNG lance donc un programme d’enquête pour cartographier les critiques, arpenter des textes et rentrer ensemble au contact de pensées et de pratiques riches et protéiformes (de Ned Ludd au Groupe Marcuse en passant par l’Encyclopédie des Nuisances ou Ivan Illich).

Face à l’idéologie d’un « progrès technique » neutre et linéaire, nous verrons que l’histoire des technologies est une dynamique polémique où l’introduction de nouveaux outils, de nouvelles manières de faire, de produire et de vivre ne se fait pas sans aller-retours, sans poser de questionnements et donc sans nécessiter des prises de décisions. Alors, s’approprier une histoire critique des technologies c’est se donner les moyens de prendre du recul sur cette idée d’un cheminement technique inéluctable et faire de son développement un véritable enjeu démocratique :
« Il ne suffit pas de changer le monde. Nous le changeons de toute façon. Il change même considérablement sans notre intervention. Nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour. Afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous. Et que nous ne nous retrouvions pas à la fin dans un monde sans hommes. »

Anders, Gunther. (1980). L’Obsolescence de l’homme T. II, Sur la destruction de la vie à l’époque de la troisième révolution industrielle. Fario.

 

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