Trouver un nom

Ouvrir un nouveau lieu, à un moment donné cela signifie lui trouver un nom. Dans le premier épisode de notre carnet de bord, nous rapportons les propos d’une personne de l’équipe à propos de cette étape : « C’est comme trouver un prénom à son enfant. »

Comment avons-nous (presque) relevé ce défi ?

Première étape : un atelier en équipe

Dans la deuxième quinzaine d’octobre 2019, l’équipe se retrouve pour un premier temps de réflexion : 2h top chrono, une dizaine de participant·es (salarié·es, un membre du bureau, volontaires en service civique), et l’objectif d’aboutir à plusieurs idées pertinentes et exploitables.

Pour animer ce temps, je me suis en très grande partie appuyée sur la ressource partagée par Make sens pour animer un atelier de naming.
Voici comment s’est découpé l’atelier :
1. Clean-up : chacun·e note toutes les idées qui lui vient en tête ou auxquelles il·elle avait déjà pensé
2. Élargissement du champ lexical : à l’aide de supports de référence sur le projet (activités, publics, contexte global, mots clés), puis avec des entrées du type « si c’était un élément de la nature » « si c’était un objet »
3. Mise en perspective : note sur le côté toutes les idées de structures / projets similaires
4. Pollinisation : lecture de toutes les propositions et note des associations d’idées qui en ressortent
5. Vote : 5 gommettes par personne à répartir comme il·elle le souhaite
6. Travail en groupe à partir des mots sélectionnés : chaque groupe doit produire 1 à 2 noms et baseline. La baseline est un texte court qui sert de sous-titre ou de slogan à un nom, comme par exemple « explorons les sentiers numériques » pour PiNG.
7. Mise en commun

Les enseignements de cet atelier :
Nous étions une grosse dizaine de participant·es et nous nous sommes retrouvés avec une énorme quantité de post-it au bout de la phase 3.
Nous avons donc plus ou moins zappé la phase 4 qui nous a semblé difficile à réaliser face à l’impressionnant amas de post-it au mur.
Par ailleurs, le travail en groupe n’a pas abouti à des noms « viables » : soit les propositions étaient trop farfelues, soit elles entraient en concurrence avec des structures ou initiatives ayant des noms similaires ou très proches.

Deuxième étape : un atelier avec les membres du CA

Pour ce deuxième temps, l’idée était de ne pas repartir de zéro en refaisant le même atelier (avec en plus le risque qu’il n’aboutisse pas non plus à des propositions utilisables).
J’ai donc repris et trié la base de mots issus du premier atelier pour en extraire un champ lexical rassemblant les idées fortes qui en sont ressorties.

Après une introduction de 10 minutes pour partager des éléments de contexte, les conclusions de l’atelier en équipe, et le déroulé de l’atelier, nous nous sommes répartis en trois groupes.
Chaque groupe disposait du champ lexical, des informations de base sur le projet, et de quelques règles :
– favoriser quelque chose de court
– éviter les mots dont le sens premier fait référence d’autres domaines que le numérique
– pas de détournements d’autres noms trop connus ou de mots ressemblant trop à quelque chose qui existe déjà à Nantes

Ensuite, toutes les idées ont été mises en commun et rentrées dans une grille de critères de type : compréhensible par les publics, évoque la culture numérique, court&efficace, n’a pas plusieurs sens.

L’histoire amusante, c’est qu’après tous ces efforts et tous ces brainstorming, le nom qui est finalement ressorti ce jour là est apparu par pur hasard au milieu du remplissage collectif de la grille.

Rendez-vous dans quelques semaines pour le découvrir !

Mona Jamois

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